CAP PATISSIER PART II

Vous avez vu cette tête de « Je viens d’accoucher, j’ai pas dormi depuis, je suis crevée, j’ai des montées de lait, je ne veux pas y aller, je suis fatiguée ! » Stressée au max la fille !

Dormi 30min la veille (ouai c’est bon on a compris). Il fallait se présenter une demi-heure avant l’épreuve donc 7h… !! 1ère arrivée ! Nous étions 3 candidats présents sur 5.

Le Jury était composé de 10 personnes dont 2 profs et 2 personnes qui ont débarqué à la fin de l’épreuve pour noter l’esthétique si je me souviens bien…nous étions aussi les derniers de la semaine à passer donc tout le monde était la. Bref nous étions beaucoup.

Début de l’épreuve 7h45 avec 30min pour manger. Quand on nous a donné le sujet … WOOUHOU danse de la joie intérieure !! Il fallait donc réaliser : un royal chocolat, une tarte amandine mirabelles, 16 pains au lait et 5 chaussons aux pommes (chaussons aux pommes testés qu’une seule fois deux semaines avant)

J’appréhendais beaucoup cette épreuve, et j’avais surtout peur de perdre mes moyens d’autant que pendant ce rush, digne de Top chef à courir partout, le jury n’arrêtait pas de se servir dans MON matériel (Est ce que je peux vous prendre votre douille ?, votre couteau ?, votre spatule ? Désolée votre douille est devenue rose a cause du colorant –> GRRR!!!) En plus de la masse de travail a effectuer, deux oraux de 10-15min nous attendaient ! L’enfer, t’as juste envie de bosser tranquille dans ton coin mais non faut que tu parles à deux mecs (4 au final, car 2 différents pour chaque oral) qui te pose un tas de questions pendant que tu essaies tant bien que mal à réaliser tes chaussons aux pommes.

Fin de l’épreuve 14h, ensuite nettoyage du labo pendant 1h, avec le chef sur ton dos qui te crie dessus parce que tu n’es pas assez rapide et qu’une spatule n’est pas encore lavée !

Nous sommes sortis aux environs de 15h20 complètement éreintés !

Quelques semaines après… épreuves écrites. Une, d’une heure et une autre de deux heures. Donc autant vous dire que je n’ai pas soufflé entre la pratique et les écrits. Mes journées et soirées étaient rythmées par les révisions… mais rien ne rentrait (en fait si, mais je ne le savais pas encore…).

Puis vient l’attente des résultats… 8 Juillet 2015 à 11h …. 8h j’étais déjà au taquet… ce qui ne servait a rien… 11h c’est 11h hein !

Et bien évidemment quand tu te connectes à l’heure ca bug !…. 11h05 ENFIN …. Le Graal, l’Oscar, le Grammy Award tout ce que tu veux !!!! Mon nom était bien inscrit : ADMIS ! (AAAAAAAAAAHHHHHHH crie de Mariah Carey ; je remercie mon producteur, ma styliste, mon ingé son, mes musiciens, mes danseurs !)

Pinaaizzz ce début d’aventure fut difficile, aussi bien physiquement que psychologiquement. Ma deuxième venait de naitre et j’ai du mettre ma famille entre parenthèses un moment. J’ai voulu laisser tomber à plusieurs reprises. Mais le travail paie et je suis aujourd’hui fière de ce que j’ai accompli.

Peu de personnes étaient au courant de mon projet. Superstition ? Pas vraiment mais je n’avais pas envie que l’on me pose un tas de questions tout le temps, comme quand on est enceinte et qu’à la fin on te répète sans cesse … alors toujours pas accouché ???

Tout est moins frais dans ma tête aujourd’hui, et j’ai essayé de vous expliquer du mieux que je pouvais les étapes par lesquelles j’étais passée.

Ce qui est sur, c’est que lorsqu’on est passionné, il faut se donner les moyens d’y arriver. Il peut y avoir des moments compliqués, ça peut être difficile, on peut avoir envie de tout envoyer valser mais c’est à ce moment la qu’il faut persévérer. C’est comme le sport….. Tu veux des abdos ?? ça fait mal ? ça brule ? bien ! c’est que ça travaille.

Monsieur Thierry Marx à dit lors d’une interview et qui correspond parfaitement à ma vision de la pâtisserie « La cuisine c’est donner de la mémoire à l’éphémère »

Dinyliciousement Vôtre 😉

 

 

Dinylicious’ement votre

CAP Pâtissier Part I

Je me suis inscrite en octobre 2014 en candidat libre, alors enceinte de 6 mois. Je travaillais encore, donc autant vous dire que les révisions n’étaient pas du tout les bienvenues (elles ne l’ont jamais été d’ailleurs mais bon pas le choix). Une fichue tendinite à la jambe avait fait en sorte que je parte en congé maternité un peu plus tôt (ce qui n’était pas plus mal). Mais toujours pas de révisions à l’horizon. Je devais rester allongée le plus possible donc impossibilité de pâtisser. Puis nous étions en plein travaux pour l’accueil de BB2 donc lorsque j’avais un peu moins mal, peinture et enduit me rappelaient à l’ordre !

J’ai commencer à m’y mettre sérieusement fin janvier, le temps de me remettre de l’arrivée de notre deuxième poupée, et de recevoir la convocation… Cette fameuse convocation qui indiquait que ma premiere épreuve, la plus redoutée était programmée pour le 22 mai… (heeiin dans 3 mois ? mais euuuuh je viens seulement de sortir un fouet !)

Beaucoup de gens pensent que parce que c’est un CAP c’est facile ! QUE NENNI ! J’ai d’ailleurs un profond respect pour tous ces jeunes qui se lancent dans ces métiers ! Même en ayant quelques diplômes (aaaaannnnh comment elle s’la raconte), j’ai bien galéré pour ce CAP. Alors oui j’ai été dispensée des matières générales, mais pour le reste…. j’étais partie pour de longues journées et soirées à lire, et surtout essayer de retenir… (Enceinte j’avais déjà perdu la moitié de mon cerveau alors le temps de le récupérer..)

(Mais comment a-t-elle fait pour s’organiser ???) Attends je te réponds, deux secondes !

J’ai trouvé deux groupes facebook de candidats libres. Le principe de ceux-ci étaient « simple » : réaliser différentes pâtisseries, du moins (surtout) celles au programme, les poster sur le mur et être corrigé par des professionnels et/ou des personnes maitrisant vraiment le sujet. Nous pouvions, je dirai même devions également réaliser des CAP blancs pour nous mettre en condition. J’ai détesté ça. Trouver 7h30 d’affilées dans la journée avec deux enfants c’était compliqué… alors… je ne dormais pas. Et oui je faisais mes CAP blancs la nuit (tiiéé fada ou quoi !)

Oh et puis il faut que je vous parle de mes livres, enfin surtout un qui m’a traumatisé ! Quand je l’ai ouvert, je suis tombée sur la pâtisserie à travers les âges, de la préhistoire à aujourd’hui… (vous voyez la Flémingite aigüe ?? eh bien c’était au dessus encore) ! J’ai déjà du mal à me souvenir des dates de naissance de mes neveux/nièces, alors l’histoire de Catherine de Medicis, qui en épousant Henri II roi de France, introduisit les premières glaces en France en 1533… (Toi aussi ça t’a saoulé avoue !!! ).

Quant au matériel, j’étais déjà bien équipée (elle s’la raconte tout le temps celle la…flippante), mais il a quand même fallu que je m’équipe un peu plus,  et la tenue on en parle…So glamourouson veut la voir  ! on veut la voir !

La table à manger est donc devenue mon bureau… Fallait s’y mettre !

Pour le jour J,  4 des pâtisseries/viennoiseries ci-dessous devaient être maitrisées :

  • Les tartes
  • Les entremets (style royal chocolat ou Trianon si ca te parle plus toi derrière ton écran, fraisier, charlotte etc..),
  • Pâte levée (brioche sous toutes ses formes, pains au lait),
  • Pâte levée feuilletée ma hantise (croissants, pains au chocolat, pains aux raisins,)
  • Pâte feuilletée (chaussons aux pommes, galettes des rois)
  • Pâte à choux (éclairs, religieuses, salambos, chouquettes etc…)

Voilà tout ce que j’ai du travailler, dans ma cuisine de ménagère avec des conditions que je ne choisissais pas, à savoir la chaleur, qui faisait que j’étais quelques fois dans l’impossibilité de travailler une pâte, parce qu’elle se mettait à coller – le four qui ne me permettait pas de mettre plusieurs préparations à la fois, donc grosse perte de temps –  mon frigo pas assez grand –  mon bébé qui avait faim – ma grande qui voulait pâtisser avec moi… superbes conditions quoi ! Il m’est arrivé de tout mettre à la poubelle et de laisser tomber parce que rien ne se passait comme prévu !

Les oraux et les écrits on en parle (ou pas ! elle nous saoule la) ? Technologie, Prévention santé et environnement, Gestion des stocks et approvisionnements. Je ne rentrerai pas dans les détails, mais pour vous donner un exemple de questions :

  •  Au XVIIème siècle, quelle découverte va apporter au pâtissier une réelle évolution dans la fabrication ?
  • Le four électrique produit sa chaleur par des résistances. Par quoi est produite la chaleur d’un four ventilé ?
  • Pourquoi une crème liquide à moins de 35% de matières grasses ne peut pas servir à faire de la crème fouettée ou de la chantilly ?
  • Quelles sont les courbes de température des 3 types de chocolats ?

Entre autres….

Et la je me suis dis MAIS POURQUOI JE M’INFLIGE CA !!!!!

Cake Chocolat blanc/framboises – streusel

Obligation de vous parler de ce blog ! Parce que je l’adore ! Et on a tendance à y revenir quand on a testé une recette.

L’allée des desserts c’est de jolies photos, sobres, colorées, et des desserts qui donnent envie de voir s’afficher quelques grammes sur la balance… ou pas… mais je vous assure que ca en vaut la peine !

J’ai donc testé pour vous, enfin d’abord pour mon plaisir perso et celui de ma moitié, les muffins framboises & chocolat blanc… ok d’accord l’intitulé de la recette n’a presque rien à voir… mais c’est exactement la même!! Si Si je t’assures ! C’est juste que je trouve le format Cake familiale plus adapté en ce qui me concerne. Et je n’ai aussi qu’un seul moule à muffins alors, un peu  beaucoup la flemme de faire plusieurs fournées… JE L’AVOUE !

Mais la version cake est sympa aussi. Quand je reçois du monde, il est plus simple de couper une part et d’y mettre de la crème chantilly ou de la glace vanille plutôt qu’un muffin qui fait toute de suite plus encombrant dans l’assiette. En fin de repas ca peut faire peur…  Selon moi la version muffin est plus adaptée à l’heure du gouter ou pour le petit déjeuner…. mais ce n’est encore une fois que mon avis.

Bon assez parler, et des fois ca ne sert à rien…  !!!

Pour le streusel

  • 4 cc de beurre doux ramolli
  • 2 cs de farine
  • 4 cs de cassonade
  • 1/2 cc de cannelle

pour les ingrédients sec

  • 320 g de farine blanche
  • 3 cuillères à café de levure chimique
  • 150 g de sucre en poudre
  • 170 g de chocolat blanc découpé en morceaux
Pour les ingrédients liquides
  • 265 ml de crème fraîche liquide
  • 65 ml d’huile de tournesol
  • 3 œufs
  • 1 cuillère à café d’extrait de vanille
  • 250 g de framboises
Préchauffez le four à 180°C, chaleur tournante (j’ai changé la température parce que d’un moule à muffins à un moule à cake la cuisson est différente. Le cake mettra forcément plus de temps à cuire).
Dans un premier temps, préparez la garniture streusel: mélangez tous les ingrédients à la main ou à la fourchette puis réservez le mélange au frais.
Dans un saladier, mélangez tous les ingrédients secs ensemble.
Dans un autre saladier, mélangez tous les ingrédients liquides ensemble excepté les framboises (ca marche aussi avec des groseilles… et je préfère d’ailleurs)
Versez le mélange des ingrédients liquides dans le mélange des ingrédients secs. A l’aide d’une cuillère en bois mélangez ces deux préparations en veillant à ne pas trop travailler la pâte.
Remplissez votre moule préalablement beurré et fariné. Répartissez ensuite les framboises dans les moules et enfoncez-les légèrement dans la pâte.
Recouvrez le cake de streusel.
Faites cuire vos muffins environs 30-40min (selon votre four), jusqu’à ce qu’il soit doré. Vérifiez la cuisson à l’aide de la lame d’un couteau. Si celui-ci est sec cela signifie que votre cake est prêt.
Comme il est dit dans le blog, c’est encore meilleur quand c’est dégusté tiède.
So Dinylicious !

DELICE (Vincent Guerlais)

Aaaah les vacances !

L’été dernier, nous étions en Auvergne avec ma petite famille, Super Besse plus exactement. Je vous avoue que niveau fromage nous n’avons pas chômé… overdose je dirai même. Coté dessert je n’ai pas été transcendé, sauf pour une crêpe au caramel beurre salé que j’ai  pu manger dans cette crêperie à Besse : Le Bessoi, une tuerie intersidéral ! Si vous avez l’occasion d’y aller….

Après ca, j’ai tenté de manger d’autres crêpes mais n’ai pas été aussi emballée. Ah oui parce que, ce que j’oublie de vous dire c’est qu’une fois que je mange quelques chose de bon je dois comparer jusqu’à trouver mieux. oui oui je suis reloue ! En tout cas c’est la meilleure crêpe que j’ai mangé jusqu’ici (celles de ma mère sont hors concours bien évidemment !!! Il y a le top de la crêpe et il y a au dessus c’est là que se placent celles de ma moman)

Bref vous l’aurez compris l’Auvergne c’était  fromage à volonté et rien d’autre.

Apres cette semaine montagnarde reposante, retour à la ville et direction Nantes… ville de mon cœur ! J’y ai vécu un an et à chaque fois que j’y met les pieds je m’y sens bien. Les espaces, les gens, les terrasses, loin de la cohue parisienne, du stress, des gens speed. Bref Nantes c’est Nantes…

Mais, ce n’est pas parce qu’on dit vacances que pâtisserie il ne doit pas y avoir.. et c’était sans compter mon passage à la boutique de Vincent Guerlais. Située à quelques mètres de ce joli passage Pommeraye.

J’ai été frappée par le calme dans cette boutique. Je me suis d’ailleurs surprise à chuchoter pour ne pas déranger… Je vous avoue qu’il était difficile de résister à toutes ces jolies pâtisseries. Beaucoup me tentait, mais une en particulier m’attirait… on l’appelle Délice. Je ne vais pas vous faire la description de ce gâteau avec mes mots mais plutôt avec les leur parce que c’est juste parfaitement décrit.

« Devenu un des classiques de la maison Guerlais, le Délice surprend les papilles dans un feuille à feuille audacieux de tectures et de saveurs. S’entremêlent croquant, fondant, croustillant et crémeux dans une alliance de saveurs gourmandes. Chocolat au lait, noisettes et praliné sont ici mis à l’honneur pour vous proposer une délicieuse variation de sensations. »

Variation de sensations… tu m’étonnes !

 

Site : Vincent Guerlais Agitateur de papilles

Page Facebook : Vincent Guerlais

Croissants (recette CAP)

Qui n’a jamais rêvé de pouvoir faire ses propre croissants #HOMADE ???!!!

Bon j’avoue pour le coup que c’est un peu long et un peu fastidieux ! La PLF comme on dit au CAP (Pate Levée Feuilletée) est la hantise de tout apprenti pâtissier… pour tout vous dire ça l’est toujours en e qui me concerne! La recette de la PLF est la même pour les pains choco et les pains aux raisins, donc vous pouvez vous faire plaisir avec une seule et même pate.

Elle tombe régulièrement au CAP et j’ai eu cette chance…. de ne pas tomber dessus muahahaha ! Eh oui elle fait partie des viennoiseries à maitriser. Parce qu’il y a forcément une viennoiserie a faire le jour J.

 La recette sur laquelle je me base en général est tirée d’un e-book. Et pas n’importe lequel. Celui de la personne qui a créer l’un des groupes Facebook des CAP candidats libres auquel j’appartenais. J’y suis toujours d’ailleurs. Il est Chef pâtissier en Thaïlande et a passé lui aussi son examen en candidat libre. Alors qui mieux que lui pour nous comprendre. Toutefois la recette du e-book est longue mais très bien expliquée et je ne me vois pas comment faire autrement que de faire un copié collé de ce qui est écrit….#PLAGIAT

Pour cela,  je vous renvoie sur un blog que j’aime beaucoup! Il s’agit de Rock The Bretzel. Elle a obtenu son CAP un an avant moi et cela m’a beaucoup aidé et rassuré d’aller y faire un tour de temps à autre. J’y ai d’ailleurs trouvé plein de petites pépites.

La recette de croissants qu’elle propose est une recette CAP donc vous pouvez y aller les yeux fermés, car tout est très bien écrit, détaillé, et surtout schématisé. Et ça va surement vous aider.

Je vous invite à lire la recette entièrement avant de vous lancer, cela vous permettra de « bien » vous en imprégner et de ne pas faire d’erreur.

Alors, si vous êtes toujours motivés par votre petit dej demain …

Here We Go !!!

recette croissants (CAP Pâtisserie)

BLOG : RoCk tHe bReTzel

Dinyliciousement votre